Isabelle Adjani, unique sur la planète des stars

Isabelle Adjani, unique sur la planète des stars

Par Henry Chapier

De l’adolescente exquise à ses débuts dans « Faustine ou le bel été » de Nina Companez au personnage volcanique de « Camille Claudel « , de l’envoûtante « Reine Margot » imaginée. par Patrice Chéreau au romantisme de « la Repentie», Isabelle Adjani n’a jamais cessé de nous faire subir une sorte d’électrochoc là où on l’attend le moins, au détour d’un geste présumé banal, ou encore au travers d’un regard qui, nous transporte parce que nous avons tout simplement l’impression qu’il nous est destiné.

Ce tempérament altier et fougueux, on l’a souvent attribué à ses origines kabyles, comme l’on a également voulu discerner dans son perfectionnisme professionnel un héritage germanique du côté de sa mère. Mais, quelle que soit la dotation génétique d’un être dans son berceau, c’est encore l’acquis et le libre arbitre qui construisent la véritable personnalité qui s’exprime tout au long d’une vie.

Consciente du poids de ses interventions médiatiques sur des phénomènes de société ou sur des événements politiques, Isabelle Adjani ne prend la parole que très rarement, et à bon escient. Elle l’a fait naguère au moment des massacres qui ont déchiré l’Algérie et fait de nombreuses victimes. Elle s’est égaIement prononcée en faveur du combat des femmes pour leurs droits et pour la paix, qu’il s’agisse d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée.
Mais la citoyenne Adjani est une humaniste au cœur généreux, et non pas une militante. Sur ce point, attitudes, discours, et passages à l’acte se rejoignent dans le même souci du respect de la sensibilité d’autrui, et de la diversité culturelle.
En conséquence, il est impossible de la prendre en otage ou en flagrant délit d’un faux pas …

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