Isabelle Adjani, unique sur la planète des stars

Isabelle Adjani, unique sur la planète des stars

Par Henry Chapier

De l’adolescente exquise à ses débuts dans « Faustine ou le bel été » de Nina Companez au personnage volcanique de « Camille Claudel « , de l’envoûtante « Reine Margot » imaginée. par Patrice Chéreau au romantisme de « la Repentie», Isabelle Adjani n’a jamais cessé de nous faire subir une sorte d’électrochoc là où on l’attend le moins, au détour d’un geste présumé banal, ou encore au travers d’un regard qui, nous transporte parce que nous avons tout simplement l’impression qu’il nous est destiné.

Ce tempérament altier et fougueux, on l’a souvent attribué à ses origines kabyles, comme l’on a également voulu discerner dans son perfectionnisme professionnel un héritage germanique du côté de sa mère. Mais, quelle que soit la dotation génétique d’un être dans son berceau, c’est encore l’acquis et le libre arbitre qui construisent la véritable personnalité qui s’exprime tout au long d’une vie.

Consciente du poids de ses interventions médiatiques sur des phénomènes de société ou sur des événements politiques, Isabelle Adjani ne prend la parole que très rarement, et à bon escient. Elle l’a fait naguère au moment des massacres qui ont déchiré l’Algérie et fait de nombreuses victimes. Elle s’est égaIement prononcée en faveur du combat des femmes pour leurs droits et pour la paix, qu’il s’agisse d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée.
Mais la citoyenne Adjani est une humaniste au cœur généreux, et non pas une militante. Sur ce point, attitudes, discours, et passages à l’acte se rejoignent dans le même souci du respect de la sensibilité d’autrui, et de la diversité culturelle.
En conséquence, il est impossible de la prendre en otage ou en flagrant délit d’un faux pas …

Zahia Guellimi Galeriste

Zahia Guellimi Galeriste

Maman de trois grands enfants, Zahia Guellimi jette un regard ému sur le passé qui lui a permis d’inaugurer en octobre dernier sa deuxième Galerie d’Art à Sidi-Fredj.
Jeune femme, elle a débuté dans le prêt-à-porter accordant une attention particulière à la création de modèles originaux. Très attirée par la peinture, elle n’a jamais cessé de la découvrir et de la faire découvrir à ses enfants en parcourant musées et expositions en Algérie et à l’étranger. Sa prédilection pour la peinture algérienne l’a amené à constituer peu à peu un catalogue personnel des principaux artistes du pays. Lorsque ses enfants ont pu voler de leurs propres ailes, Zahia Guellimi s’est lancée dans la réalisation de son plus grand rêve: ouvrir une galerie d’art. En 1996, avec «Dar el kenz » à Chéraga, elle satisfait non seulement une aspiration personnel¬le mais elle répond à une demande importante des artistes, heu¬reux de trouver un espace lumineux pour se faire connaître du public.

Très vite, le succès est au rendez-vous avec les vernissages qui se succèdent, les expositions variées, la promotion des jeunes talents et la fidélisation des clients et des artistes les plus anciens. Petit à petit, un rythme d’une exposition tous les deux à trois mois s’est imposé et les artistes, encouragés par la maîtresse des lieux qui souvent les aide à acquérir leur matériel, produisentl~l;f~ œuvres dans une relative sérénité. Pour aller plus loin dans la découverte des talents, Zahia Guellimi n’hésite jamais à se déplacer aux quatre coins du pays visitant les expositions locales, invitant les artistes à venir se faire connaître dans la capitale. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a initié une nouvelle formule d’exposifioo irüïtulée c Petits formats, grands talents» qui associe des peintres confirmés à de jeunes talents encore ignorés du public.

L’enthousiasme de départ de Zahia est resté inkJd : elle essaie de faire entrer l’Art dans les écoles de Chéraga sous 10 forme d un échange entre la galerie, les ornstes el les écoliers. Pour prendre en charge plus d’artistes el mellre « art à la portée du plus grand nombre, Zahia Guellimi a ouvert 10 galerie d’art de Sidi-fredj. Avec le même souci d’eslhénqoe, sobre et dépouillé, qui met en valeur les couleurs des tableaux, elle expose également, comme à Chéraga, des meubles anciens, « des meubles qui ont une histoire > dil-elle, avec une préférence pour les coffres berbères pour lesquels elle a une véritable passion, les dénichant partout où elle peut et les faisant restaurer dans leur pureté initiale.
Aujourd’hui, et elle ne s’en plaindra pas, Zahia constate la constitution d’un vrai public d’amateurs d’art, de collectionneurs avertis et même d’un.

Mehadiia Bouchentouf Directrice du Palais de la Culture

Mehadiia Bouchentouf Directrice du Palais de la Culture

Le Palais de la culture trône depuis le 1 er novembre 1984 aux Anassers Kouba, sur les hau¬teurs d’Alger en Algérie. Construit dans le style néo-mauresque, c’est un édifice imposant dont l’immense patio à colonnades entoure un bassin aux multiples jets d’eau.
Nommée à la tête du Palais de la Culture depuis deux ans, Mehadjia Bouchentouf tente de réaliser son rêve : celui que tous les Algériens puissent accéder à la culture et qu’elle devienne un aspect naturel de leur vie quotidienne.

D’abord psychologue puis enseignante à l’Université d’Oran, Mehadjia Bouchentouf a longtemps oeuvré à la réhabilitation et à l’intégration des jeunes délinquants par le biais du dessin, de la peinture, de la musique, du théâtre. La culture et l’art continuent de faire partie de sa vie. Loin de toute conception élitiste, elle s’attelle à ouvrir toutes grandes les portes des Arts et des Lettres au plus grand nombre.
Grâce à des partenariats établis avec les centres culturels étrangers, en particulier le Centre Culturel Français, elle est parvenue à fidéliser un public qui s’émerveille de la proximité et du dialogue des cultures.

Le programme s’attache aussi bien à mettre en lumière les trésors des civilisations étrangères que les joyaux du patrimoine algérien : concerts de musique classique occidentale et de musique andalouse, expositions de peintures, de sculptures, etc. Le Palais organise également quelques manifestations internationales, notamment le Salon International de l’Artisanat Traditionnel. .. Chaque « Lundi « , les amoureux du patrimoine et de la littérature se retrouvent au sein du Palais, les amoureux du théâtre s’y rendent eux le « Mardi» et les amoureux de la musique le «Jeudi ».
« En dépit des difficultés que constituent l’absence de transports en commun vers le Palais, souligne Mehadjia Bouchentouf, le nombre de jeunes ne cesse d’augmenter et d’apprendre ou de réap¬prendre à investir ce lieu culturel. » Pari tenu donc pour Mehadjia Bouchentouf qui ambitionne de faire du Palais de la Culture d’Alger un messager de l’ort.